Une nuit au musée des Compagnons

Située au cœur des jardins de l’Évêché, au chevet de la Cathédrale et au sein même du quartier historique médiéval de Limoges, la Cité des Métiers et des Arts s’inscrit comme un véritable centre d’éducation au patrimoine.

La Cité des Métiers et des Arts a vu le jour en 1999 sur l’initiative des Compagnons et Meilleurs Ouvriers de France. C’est à la fois un centre de sensibilisation du travail de la main, présentant le Compagnonnage et ses œuvres, et un lieu ouvert aux nouvelles démarches artistiques, offrant des espaces d’expositions temporaires, lieu d’ouverture à d’autres formes d’Art et apporte, par ce cadre complémentaire, une véritable dynamique. (site internet)

limoges nuit au musee 2016 musee des compagnons chasse saint martial Lire la suite

Publicités

OSTENSIONS 2016

En 2013, l’UNESCO a inscrit les Ostensions Septennales Limousines au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité. Cette année, Limoges et 19 autres communes de Haute-Vienne et de départements limitrophes célèbrent leurs 72ème ostensions. Les ostensions sont une tradition religieuse et populaire, profondément ancrée dans l’histoire du Limousin puisque remontant à la fin du Xe siècle.

La légende fixe l’origine de cette fête religieuse à l’an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l’Aquitaine, se trouvait aux prises avec le mal des ardents, ou ergotisme, épidémie qui se déclenche à la fin des moissons. Cette intoxication est causée par la consommation de pain de seigle contaminé par un champignon parasite, l’ergot de seigle. Des ambassadeurs sont envoyés dans toute l’Aquitaine pour convier les archevêques de Bordeaux et de Bourges, les évêques de Clermont, du Puy, de Saintes, de Périgueux, d’Angoulême et de Poitiers, à se réunir en concile à Limoges. Le 12 novembre 994, après trois jours de prières et de jeûne, le corps de saint Martial, premier des évêques de Limoges et protecteur de la cité, est levé de son tombeau, placé dans une châsse d’or, et porté en procession depuis la basilique du Sauveur (place de la République actuelle) jusqu’au mont Jovis, à l’extérieur des murailles. Cette colline porte ce nom qui signifie Mont de la joie depuis cette époque.

La procession est conduite par tous les prélats, les moines de l’abbaye de Saint-Martial, et Guillaume IV duc d’Aquitaine, suivis de nombreux pèlerins. Une foule immense se presse tout au long du parcours, peu à peu rejointe par des groupes de moines chargés de reliques venues de Figeac, Chambon, Salagnac, et de nombreuses autres paroisses. Arrivées sur la colline dominant la ville, les reliques des saints limousins sont offertes à la vénération de la population en détresse. Cette manifestation de masse est la toute première ostension (une appellation qui trouve son origine dans le verbe latin ostendere, qui signifie montrer, ou exposer, et qu’employa pour la première fois Bernard Itier, moine bibliothécaire de l’abbaye Saint-Martial, en 1211). Le 4 décembre, alors que le corps de saint Martial est ramené jusqu’à son tombeau, l’épidémie a cessé de sévir. Les chroniques de l’époque font état de plus de sept mille guérisons.

Limoges ostensions 2016 maison rue de la boucherie Lire la suite